5 choses à savoir sur le management du risque et de la santé au travail

La prospérité des entreprises requiert, de nos jours, une amélioration constante de la santé et de la sécurité de l’ensemble du personnel pendant l’exécution de leurs fonctions. Ainsi, il est indispensable aux employeurs de mettre en place des politiques allant dans ce sens pour une meilleure maîtrise des dangers professionnels et surtout pour mieux les prévenir. Ici, vous découvrirez 5 choses à savoir sur le management du risque et de la santé au travail.

L’évaluation des risques au travail

L’évaluation des risques professionnels est la première étape de la démarche de prévention de la santé et sécurité au travail. Elle nécessite l’identification des risques et leur classement afin d’établir des actions efficaces de prévention. Elle doit être consignée dans un document unique qui doit être à la portée des salariés et mis à jour au moins une fois par an. Ce document est exigé à toutes les sociétés, peu importe leur taille. Il a un double but dont le premier est de minimiser les accidents du travail et les pathologies professionnelles. Le second est d’améliorer les conditions de travail. Cette opération permettra de réduire significativement les dépenses liées aux accidents de travail et aux décaissements connexes en rapport avec l’absentéisme des salariés malades qui freine la production. La direction de l’entreprise doit être une partie prenante au processus d’évaluation des risques. Elle devra impliquer :

  • Un animateur sécurité ou une personne rompue à la méthode ;
  • Des membres du CHSCT ;
  • Le médecin du travail.

Il faut rappeler que les risques au travail ou les risques professionnels rassemblent tous les dangers qui peuvent altérer la santé mentale ou physique et la sécurité des travailleurs. Il peut s’agir des risques psychosociaux ou des risques physiques.

Les référentiels en vigueur

L’établissement d’un système de management en fonction d’un référentiel est une décision laissée à la libre appréciation de l’entreprise. Ce référentiel peut naître d’un règlement, d’un code ou de tout texte que la société se fixera comme norme à respecter. Divers types de systèmes de référence sont utilisés en management de la santé et sécurité au travail. Les plus usités sont l’ILO-OSH 2001 et l’OSHAS 18001. L’OSHAS 18001 est un modèle d’origine anglaise. Il vise à mettre à la disposition des entreprises qui le désirent un support d’évaluation et de certification de leur système de management de la santé et sécurité au travail. Il est en conformité avec les références internationales. L’ILO-OSH 2001, quant à lui, est un système conçu par l’Organisation internationale du travail. Il intègre tous les principes directeurs sur ces types de systèmes de gestion.

Les fonctions d’un référentiel

Le référentiel de management de la santé, sécurité au travail fonde ses indicateurs sur un processus d’amélioration permanent. Cela aide à la fois à prévoir, à élaborer, à vérifier et à perfectionner les normes. Il permet d’établir une démarche SST de façon structurée et cohérente et de disposer d’un outil de premier ordre pour déployer une politique de prévention des risques professionnels. Il aide aussi l’entreprise à s’évaluer compte tenu des audits externes ou internes, en vue d’optimiser ses résultats. Par ailleurs, le référentiel offre le privilège de la traçabilité et correspond également aux critères rigoureux du marché et de la réglementation. Il apparaît donc comme un maillon essentiel dans l’établissement d’une bonne politique de management de la santé, sécurité au travail.

Le cheminement type de ce management

Le cheminement-type du management de la SST est composé de plusieurs étapes. La première est la politique de prévention. À cette étape, l’employeur consulte son personnel afin de procéder à l’établissement et à la présentation du document de politique et de sécurité de la santé au travail. La participation active de l’équipe des travailleurs à l’élaboration de ce document est impérative. La phase suivante est l’organisation pour la mise en place de la politique. Elle consiste pour l’employeur à préciser les obligations légales, les responsabilités et les privilèges des personnes chargés d’élaborer les systèmes de gestion de sécurité et d’en garantir l’efficacité. Quant à la troisième étape, elle consiste à la mise en œuvre et à l’évaluation de la politique. Il s’agit de mettre en place un dispositif ou des procédures pour surveiller et apprécier la portée des mesures de sécurité et de protection inscrite dans le document unique.

Quid de l’ergonomie ?

Les principaux objectifs de l’ergonomie sont entre autres :

  • De faire correspondre le travail à l’homme ;
  • D’améliorer les conditions de travail ;
  • D’amoindrir les difficultés, surtout les burn out dans l’environnement de travail ;
  • De gagner en efficacité.

De plus, l’intervention ergonomique :

  • Détecte et évalue les facteurs de risque par l’analyse du travail ;
  • Apprécie la pénibilité du travail ;
  • Identifie les leviers de travail ;
  • Apprécie le ressenti des opérateurs au moyen d’entretiens ou de questionnaires ;
  • Suggère un apport méthodologique pour la recherche de solutions.

Il est donc essentiel de tenir compte de tous les aspects du travail, notamment des facteurs objectifs et subjectifs, des facteurs sociaux et des facteurs physiologiques et psychologiques.