Première victime de la Crise : DOHA est MORT

Première victime de la Crise : le cycle de Doha est mort.

Ainsi, la crise mondiale a fait sa première victime officielle : le fameux cycle de Doha.

Ce n’est pas vraiment la première victime mais les autres n’ont pas encore été sorties du placard (certainement après l’été).

Le G20 de ce week end a officialisé la mort du cycle de Doha en renonçant officiellement à s’engager sur un accord sur la libéralisation du commerce mondial.

Il faut dire que depuis son lancement en 2001, le cycle de Doha a essuyé pas mal de revers.

En théorie, d’une durée de trois ans, ce programme prévoyait des négociations sur l’amélioration de l’accès aux marchés et sur divers autres défis à relever pour le système commercial :

  • Amélioration de l’accès aux marchés pour les pays en développement :
    1. Agriculture : ouverture des marchés et réduction, puis élimination, de toutes les formes de subventions à l’exportation et de soutien interne à l’agriculture,
    2. Accès aux marchés pour les produits industriels,
    3. Réduction ou élimination des crêtes tarifaires et de la progressivité des droits,
    4. Suppression des autres obstacles non tarifaires,
  • Environnement : réduction ou élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires visant les biens et services environnementaux.

Il était prévu que les pays pauvres seraient dispensés d’ouvrir leurs marchés, bénéficiant de l’ouverture des marchés des pays plus riches sans réciproque.

Déjà en 2006, le cycle avait échoué à conclure. Finalement, 4 ans plus tard, c’est la crise qui l’aura achevé.

Car avec la crise, c’est désormais chacun pour soi. Encore un signe que tout va très bien et que la reprise économique est sur de bonnes rails.

C’est bien quand la part du gâteau se réduit que les problèmes commencent.

La mondialisation sera-t-elle la prochaine victime ?

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