La reprise d’entreprise est difficile en cette période de crise. L’ambiance n’est pas rose, l’ambiance est morose.

Beaucoup de cédants potentiels attendent que l’économie reparte afin de ne pas avoir à exhiber leurs Bilans et comptes de résultat des années 2008 et 2009. Ils espèrent que 2010, sera un meilleure et permettra de valoriser plus « correctement » leur entreprise.

Résultat : le vivier des entreprises à vendre est majoritairement constitué par des entreprises dites « en péril ». Pour elles, trouver de l’argent frais est vitale et malheureusement, il existe peu de salut du côté des banques. Quant à la minorité, les entreprises à céder et en bonne santé, elles se monnaient relativement chère.

Les prix de transaction de ces entreprises restent élevés alors même que l’offre de crédit a diminué et que l’aversion au risque à augmenter. Cela s’explique par 4 raisons :
1- Les entreprises saines à céder (surtout en cette période) sont rares. La rareté fait le prix.

2- Ces entreprise ont su durant la crise se maintenir à flot et par là même démontrer la résilience de leur modèle économique. Cela les rend donc très attirantes.

3- Les spécialistes qui opèrent sur le secteur (et qui en vivent) se retrouvent tous sur la même cible (vu l’étroitesse de l’offre) d’où surenchère (en temps et en argent).

4- Le nombre de repreneurs a augmenté dû à la crise. Nombre de cadres supérieurs désireux de changer de trajectoire s’orientent sur la reprise d’entreprise : d’où une augmentation de la demande.

Plus que jamais la reprise d’entreprise, de taille conséquente, est difficile. Cependant d’autres options subsistent comme la création d’entreprise pure ou encore la reprise d’entreprise de plus petite taille (inférieure à 5 salariés). Ces dernières sont délaissées et peuvent parfois offrir des potentiels de croissance non négligeable.

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